mercredi 12 février 2014

Comment prendre le contrôle total de votre esprit (sans devenir moine au tibet)

Qui êtes-vous ?
Etes-vous une ampoule de 20 Watts qui clignote et qui risque de griller à tout moment, ou alors le projecteur de 1000 Watts d’un phare… connecté en permanence avec ce qu’il y a de plus grand en vous ?
Quand une personne est assez honnête avec elle-même, elle se rend compte que la seule chose qui la freine dans son développement personnel, c’est elle-même.
C’est son esprit, et rien d’autre.
Ce n’est ni la société, ni l’économie, ni le « système » qui nous retiennent. Ce sont nos pensées sur la société, l’économie, ou le « système » !
Voir une pensée comme une pensée, c’est le premier pas vers la liberté.
"Prendre le contrôle de votre esprit"
Même s’il existe de nombreuses méthodes pour contrôler son esprit (bouddhisme, théorie cognitive, psychologie positive), je milite pour un développement personnel simple et efficace :).
Dans les lignes qui suivent, vous ne trouverez que l’essentiel et le côté pratique de ces disciplines. Il ne vous restera plus qu’à passer à l’action :

1ÈRE ÉTAPE: BIEN CHOISIR SES « FILMS MENTAUX »

Ces derniers jours, je me suis exercé à porter mon attention sur les films qui se créent dans ma tête.
Vous voyez de quoi je parle ? Imaginez que vous venez de vous disputer violemment avec un proche. Qu’est-ce qui se passe dans la plupart des cas ? On se projette ce « film » des dizaines (voire des centaines) de fois dans notre esprit.
Vous visualisez ce que vous avez dit, ce que la personne a dit, comment vous vous sentiez, etc… Bref, vous revoyez la scène comme si vous y étiez encore !
C’est une très mauvaise habitude.
Et pourtant, je suis persuadé que 90% d’entre nous le font.
Pensez-y : combien de fois êtes-vous allé voir un film très mal noté par les critiques ? Jamais. Je dirais même que vous n’irez jamais le passer en boucle dans votre salon.Alors pourquoi passer de très mauvais « films mentaux » dans votre tête ?
J’ai remarqué quelque chose de bizarre dans notre société : les choses négatives s’accrochent dans notre esprit comme du velcro, et à contrario, les choses positives glissent comme sur du téflon… Peut-être est-ce dû à un changement (ou plutôt une régression) du cerveau de l’homme moderne.
La solution ?
Pousser notre esprit à « ruminer » les choses qu’on veut dans la vie. Les choses les plus positives, et les succès d’avant !
Pour l’instant, commencez par prendre conscience des instants où vous repassez en boucle vos mauvais films mentaux. Ensuite, posez-vous cette question :
« Est-ce que je veux vraiment repasser ce film en boucle dans ma tête ? ».
S’il vous plaît, ne repassez plus cette grosse dispute avec votre femme, ne repassez plus ce gros revers que vous avez eu au travail.
Et si vous arrivez à faire ce premier pas, ne vous arrêtez pas en si bon chemin : choisissez un autre film dans votre vidéothèque mentale. Par exemple : votre premier contrat décroché, la venue au monde de votre enfant, le jour de votre premier rendez-vous avec votre mari, etc.
A vos meilleurs films ! :)

2ÈME ÉTAPE : PASSER DE « VICTIME » À « CRÉATEUR »

On choisit d’être une victime ou on choisit d’être un créateur. On a le choix.
L’essentiel, c’est de remarquer les instants où on se met en mode « victime ». Comment vous surprendre dans ces moments-là ?
C’est simple. Si vous vous plaignez, si vous critiquez, si vous blâmez, si vous comparez, eh bien vous pouvez être sûr que vous êtes du côté « victime » de la barrière. L’endroit le plus infructueux de la planète.
Echappez-vous vite par la sortie de secours, en vous posant cette question :
« QU’EST-CE QUE JE VEUX ?!? ».
Par exemple, disons que je me plains souvent de ne pas avoir la liberté nécessaire pour concrétiser mes idées novatrices, et que je mets quelqu’un ou quelque chose dans la position d’un « persécuteur ». Je dois immédiatement reconnaître que je tombe dans le rôle d’une victime.
Je dois donc me demander : « Qu’est-ce que je veux ? ». Dans ce cas-ci, la réponse pourrait être : « Je veux plus de liberté pour créer ».
Sentez-vous la différence ? Une victime s’arrête au niveau de la plainte. Un créateur bascule son attention du problème vers une vision.
Il crée un élan.
Nous ne sommes plus une victime impuissante sous le joug d’un persécuteur, mais un créateur qui va relever un défi. Tandis que la victime se concentre tout le temps sur les choses qui vont mal dans sa vie (et celle des autres), le créateur lui, a une vision claire de ce qu’il veut.
Et vous, que voulez-vous ?

3ÈME ÉTAPE: CHOISIR UNE RÉPONSE FORTIFIANTE

Faisons maintenant un tour du côté de l’Asie voulez-vous ? Le Bouddhisme par exemple, nous dit que chaque chose, chaque évènement est neutre.
Si un évènement avait une signification unique, fixe, et inviolable, alors tout le monde réagirait de la même façon face à cet évènement (Ce qui n’est pas le cas). On peut en conclure qu’on peut (et qu’on doit) consciemment choisir la signification et l’importance qu’on donne aux choses (cf. Victor Frankl). C’est ce qu’on appelle : « la résilience ».
Et entre nous, la vie continuera de nous servir des mauvaises cartes comme des bonnes !
Pour ne pas trop s’écarter du sujet, contentons-nous de voir la meilleure façon de gérer les mains qu’on nous sert. Selon moi, le plus efficace à ce jour, c’est d’adopter les 3 choix de l’optimiste :
-   A tout moment, un optimiste peut se dire qu’un mauvais évènement n’est quetemporaire,
-   Qu’il est spécifique à CETTE situation en particulier, pas à sa vie dans sa totalité,
-   Et que ce n’est pas le fruit de ses actes, mais plutôt la conséquence d’une circonstance extérieure (En gardant une bonne dose d’honnêteté svp !)
Ces 3 choix sont très utiles pour traverser les périodes difficiles. Pour autant, ne prenez jamais l’optimisme pour excuse si vous êtes vraiment à l’origine de votre échec.
Je vous aurais prévenu ! :)

4ÈME ÉTAPE: « EMPOISONNER » SES PENSÉES OBSÉDANTES

D’après vous, qu’est-ce qui donne du pouvoir à vos pensées ?
… Votre intérêt envers elles !
Laissez-moi le répéter tellement c’est important : c’est votre intérêt envers une pensée qui lui donne toute sa force.
Et je vais vous dire autre chose: toutes vos (vaines) tentatives pour supprimer ou stopper vos pensées tombent à l’eau, pour une simple raison : vous utilisez toujours l’esprit pour contrôler l’esprit. C’est comme si l’esprit était à la fois le policier et le voleur :/. Comment peut-il s’attraper lui-même ?
Mais maintenant qu’on sait qu’on ne peut pas « tuer » ses pensées par la force, qu’est-ce qu’on peut faire ? Eh bien, on peut laisser ses pensées mourir d’elles-mêmes, grâce au poison du désintérêt. Tout simplement.
2ème et dernier rappel : l’intérêt est le carburant des pensées.
Conclusion ?
Si vous arrêtez de vous associer à une pensée, elle disparaît d’elle-même. C’est ce que j’appelle: « se mettre en mode spectateur ».
Répétez-vous : « Je ne suis pas mes pensées, je ne suis pas mes pensées, je ne suis pas mes pensées ».
Avouons-le, au début vous aurez du mal à vous dissocier de vos pensées. En grande partie parce que vous êtes habitué à vous associer à chaque pensée qui surgit dans votre tête ! Mais avec un peu de pratique, vous pourrez juste regarder vos pensées négatives sans les encenser.
Allez, hop, au travail !

Le mot de la fin

Je me souviens d’une phrase de Robin Sharma, qui disait qu’un esprit faible ne peut conduire qu’à de faibles actions… et qu’en contrepartie, un esprit fort et discipliné peut accomplir des miracles.
Si vous désirez vivre votre vie à fond, prenez soin de vos pensées comme si vous preniez soin de vos enfants.
Un conseil : ne laissez jamais une phrase ou pensée négative se terminer dans votre tête.
Stoppez-la en pleine course grâce à la distraction !
Entraînez-vous à vous distraire lorsque surgit la négativité. Allez jouer avec votre chien ou votre enfant. Dansez ou courez dans votre jardin. Peu importe, pourvu que vous vous échappiez de la spirale négative.
D’ailleurs, si on doit trouver une caractéristique commune aux personnes heureuses, on peut dire qu’elles possèdent : la capacité de se distraire et de se perdre dans des activités qui détournent leur énergie et leur attention des ruminations !
Tout simplement.
Vous avez maintenant entre les mains, mes meilleurs conseils pour apprivoiser vos pensées les plus rebelles.
Prendre le contrôle de votre esprit ne tient plus qu’à un petit effort de volonté de votre part.
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