samedi 22 février 2014

"Optimisme à la demande": Un pas de géant vers une vie plus heureuse.

Ce n’est plus un secret.
Les émotions positives ont un pouvoir de guérison sur le corps. Mais à quel point ?
Quand il s’agit notre santé (qui va de pair avec notre bonheur), il n’y a que 4 choses qui sont vraiment sous notre contrôle :
L’abstinence au tabac, un engagement à pratiquer des exercices physiques, la qualité de notre nutrition, et… notre niveau d’optimisme.
Bonne nouvelle, l’optimisme est aussi bénéfique que les 3 autres !
Les scientifiques savent désormais que les mauvaises émotions comme le stress, la tristesse, ou les inquiétudes produisent un pic de cortisol, qui va affaiblir, voire supprimer notre système immunitaire.
Hmm… Pas très beau à voir.
"Optimisme"
Vous l’avez compris, mis à part les raisons évidentes, on a tous intérêt à se fabriquer de l’optimisme « à la demande ».
Loin de moi l’idée de vous gaver de « psycho-pop ». Les idées ci-dessous sontbasées sur les dernières recherches sur la science de l’optimisme. Appréciez !

L’AVANTAGE DE L’OPTIMISME

Les optimistes savent rebondir après un échec. Point final.
La psychologie positive l’explique de cette façon : Si on prend une mauvaise situation comme temporaire, modifiable, et localisée, ça s’appelle l’optimisme. Si on prend un échec comme une chose permanente, immuable, et touchant la totalité de notre vie, alors ça s’appelle le pessimisme.
C’est l’inverse pour les réussites : Les optimistes pensent qu’elles sont permanentes et d’une portée considérable. Les pessimistes par contre, pensent qu’elles sont éphémères et spécifiques à la situation.
Vous voyez la différence ?
Si une personne optimiste n’arrive pas à reproduire une recette de cuisine par exemple, elle aura tendance à penser que l’échec est temporaire et de cause externe : « Oh, il y a tout simplement des jours avec et des jours sans ».
Tandis qu’une personne pessimiste va internaliser l’échec et le rendre permanent :« Je ne serai jamais bon en cuisine ».
L’optimisme sert de plateforme à notre façon d’expliquer une situation. C’est le squelette de l’espoir.

LES 3 HABITUDES D’OPTIMISME

1.  Se demander si la situation est temporaire ou permanente

Quelque chose vous arrive. Pensez-vous que la situation est permanente et susceptible de se reproduire ? Ou bien qu’elle est temporaire – un pur fruit du hasard ?
Voici comment raisonnent les optimistes :
-     Quand ils essuient un revers ou un échec, ils ont tendance à penser que c’est juste temporaire (On a tous un jour sans !).
-     Si une bonne chose leur arrive, ils pensent que c’est permanent.
Voilà une première vision des choses qui peut améliorer votre vie, et qui est à votre portée !
Adoptez cette habitude : « A partir d’aujourd’hui, je considère les évènements négatifs comme temporaires, et les évènements positifs comme permanents ».

2.  Se demander si ça touche l’ensemble de sa vie ou juste une partie spécifique

A tout moment, vous pouvez vous demander si un évènement touche la totalitéde votre vie, ou seulement une partie bien spécifique.
Voici comment raisonnent les optimistes :
-     Quand ils vivent une mauvaise situation, ils ont tendance à isoler l’incident comme quelque chose de spécifique à la situation.
-     Quand ils ont du succès, ils vont l’étendre à tous les aspects de leur vie.
Voilà la deuxième habitude des gens optimistes. Les pessimistes quant à eux, pensent qu’un évènement négatif est le reflet de toute leur vie. Et si une bonne chose leur arrive, devinez quoi ? C’est à cause d’un coup de chance…Foutaises !
Adoptez cette habitude : « A partir d’aujourd’hui, je considère que les évènements négatifs sont spécifiques à la situation, et que les évènements positifs sont les reflets de l’ensemble de ma vie ».

3.  Se demander si la cause vient de soi ou de l’extérieur

Enfin, pour chaque situation, une personne peut croire qu’elle est responsable de l’évènement, ou bien qu’une chose extérieure l’a déclenché.
Les psychologues utilisent cette expression fantaisiste pour ça : « le locus de contrôle ». Derrière cette expression barbare se cache un principe très simple.
Si vous pensez que tout ce qui vous arrive est le fruit de vos actes, vous avez un locus de contrôle interne. Si par contre, vous pensez que vous n’êtes pas la cause de ce qui vous arrive, eh bien vous avez un locus de contrôle externe.
Conclusion ? Les optimistes raisonnent aussi de cette façon :
-    Une bonne chose leur arrive ? Eh bien ils attribuent cela à leur travail, à leurs efforts, à leurs compétences, etc.
-    Et si une mauvaise chose leur arrive, vont-ils le mettre sur le compte de la malchance ? …Eh bien, oui et non. C’est ce que ferait un optimiste « aveugle ». Mais il faut bien l’avouer, l’optimisme n’est pas un remède miracle.
Ne tombez jamais dans l’extrême ! Devenez plutôt un optimiste réaliste.
Prenez l’exemple d’un pilote. Il ne peut pas se dire : « Oh, le temps n’a pas l’air si mauvais. Ce n’est pas la peine de dégivrer la piste ».
L’optimisme ne vous détourne pas de vos responsabilités. Gardez toujours unebonne dose de réalisme et de souplesse.

LES ASTUCES DU QUOTIDIEN POUR SE FABRIQUER DE L’OPTIMISME À LA DEMANDE

-  Faites attention à votre première question

Dans ses séminaires, Tony Robbins parle souvent de la « première question ». Qu’est-ce que c’est ?
Il dit que lorsqu’on est soumis à un stress, on a toujours une première question qui nous traverse l’esprit. Par exemple : « Est-ce que je vais avoir l’air stupide ? », ou « Que vont-ils penser de moi ? ».
Pas très renforçant !
Le mieux, c’est d’en prendre conscience, et de la remplacer par une question beaucoup plus revigorante et optimiste. Par exemple :
« Comment puis-je me rendre fier de moi ? » ou encore « Comment vais-je exprimer mon essence divine ? ».
1000 fois mieux n’est-ce pas ?

-  Mettez votre vie en perspective

C’est facile d’être envieux.
Si vous vous comparez tout le temps à ceux qui sont plus minces, ou à ceux qui ont plus de zéros sur leur compte en banque, vous n’êtes pas sorti de l’auberge !
Une chose est sûre : il y aura toujours quelqu’un qui sera un cran au-dessus de vous, et il y aura toujours des gens qui seront à la traîne derrière vous.
Même si vous croyez que votre situation est irrécupérable, il y a toujours quelqu’un qui fait pire.
Dans une expérience, on a divisé un groupe en deux. On a demandé aux premiers de compléter cette phrase : « J’aurais aimé être un__________ ».
Et on a demandé aux autres de compléter cette phrase : « Encore heureux que je ne suis pas un__________ ».
Voici ce qui est intéressant : lorsqu’on a demandé à ce groupe de noter leur degré de satisfaction sur leur vie, avant et après le test, ceux qui ont complété la phrase « Encore heureux que je ne suis pas un__________ » ont étélargement plus satisfaits de leur vie qu’auparavant.

-  Jouez au ping-pong émotionnel

Des études ont montré que les expressions faciales, et les humeurs qui les accompagnent, sont contagieuses. Peut-être parce qu’elles ont évolué au fil des millénaires comme une sorte de communication non verbale entre les hommes.
Vous pouvez utiliser cet « effet viral » pour déclencher une vision optimiste en vous.Un sourire contagieux, un mot gentil à propos de la coiffure d’un/d’une réceptionniste, et ce sera un moyen sûr de récolter de l’optimisme en retour. Exactement comme si vous jouez à un ping-pong émotionnel.
Débutez vos journées de cette façon, et regardez-la bondir dans la bonne direction ! :)

-  Court-circuitez le pessimisme

Dans une autre étude, on a demandé à des sujets de tenir un crayon en travers de leur bouche (ce qui crée un sourire involontaire). On leur a ensuite demandé de noter un petit cartoon pour enfants. Devinez la suite ? Ils ont donné une note nettement plus élevée que les autres sujets « normaux ».
Encore une preuve de l’influence du physique sur le mental. Lorsque vous êtesdémoralisé, votre cerveau dit à votre visage que vous êtes triste. Et vos muscles faciaux répondent en créant une expression déprimée sur votre visage – tout en disant à votre cerveau que oui, effectivement, vous êtes triste. C’est bête à dire, mais c’est évident :).
Mais que se passe-t-il si vous changez consciemment votre expression, votre posture, et votre façon d’être ?
Et si vous décidiez de lever les bras vers le ciel comme si vous veniez d’apprendre une bonne nouvelle ? Et si vous décidiez de sautiller comme si vous veniez de gagner à un concours ? Et bien votre corps envoie les messages correspondants à votre cerveau.
Vous voulez être plus optimiste ? Vous sentir mieux ? C’est simple :
Pensez à une de vos plus grandes victoires, et revivez-la à fond !

-  Expliquez les réussites et les échecs comme un optimiste

Je vais terminer cet article avec un petit rappel et une mise en pratique des 3 habitudes d’optimisme (tellement c’est important !).
Prenons cette phrase d’un optimiste qui vient de se faire licencier :
« L’issue n’était pas sous mon contrôle, et ce n’est que temporaire. Ceci aussi passera. D’ailleurs, ça ne touche qu’une partie de ma vie ».
Il a fait le choix de se dire :
1)     Que perdre un travail, c’est temporaire, et que ça dévoile des opportunités de changement. « Ce n’est que temporaire, ceci aussi passera ».
2)     Que l’évènement n’a touché que l’aspect professionnel de sa vie. « Et d’ailleurs, ça ne touche qu’une partie de ma vie ».
3)     Et enfin que ce n’est pas son incompétence qui est la cause du licenciement. « L’issue n’était pas sous mon contrôle ».
Mieux encore, quand une bonne chose lui arrive, il choisit de se dire :
1)     Que la situation va se reproduire dans le futur
2)     Que la situation touche tous les aspects de sa vie
3)     Et enfin, qu’il est à l’origine de cet évènement positif
Faites-en une habitude, et vous verrez que votre vie fera un énorme bond en avant !
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