mardi 13 mars 2012

En 60 ans, la longueur des pénis a diminué de 8 millimètres



Une étude anthropométrique menée en Italie a pu redéfinir certains standards de longueur. Ainsi, si les bras et les jambes se sont allongés, les pénis ont perdu près d’un centimètre en soixante ans. En cause, des changements environnementaux et l’obésité croissante, selon les chercheurs.
On le sait, la population a tendance à grandir. Il faut donc régulièrement faire des mesures pour réévaluer les critères standards, par exemple pour que l’industrie textile ajuste ses productions à ses clients. En Italie, pareille étude vient d’être menée sur 2.019 jeunes hommes (âge moyen : 18,9 ans) par des chercheurs de l’hôpital universitaire de Padoue, et les résultats ont été annoncés lors d’un congrès scientifique. Ils confirment que les choses ne sont pas immuables.
Parmi les données anthropométriques mesurées : les rapports de longueur entre bras et taille, entre jambes et tronc, ou la longueur du pénis. Tous ces paramètres évoluent mais pas toujours dans le même sens.
Les membres (squelettiques) s’allongent proportionnellement à la taille du corps. Un peu plus d’un jeune sur trois (36 %) possède des bras plus grands que les critères précédemment retenus, tandis qu’ils sont presque un sur deux (47,7 %) à être dotés de plus longues jambes. En revanche, la taille moyenne de leur pénis, au repos, a chuté de 8 mm depuis 1947. Alors qu’à l’après-guerre, les sexes masculins étaient mesurés à 9,7 cm, ils sont passés en dessous de 9 cm, valeur atteinte en 2001 pour désormais se stabiliser à 8,9 cm.
L'environnement, l’un des responsables ?
Carlo Foresta, le scientifique qui a chapeauté ce travail, pointe du doigt des changements environnementaux et sociétaux. Rappelons dans un premier temps que la longueur des os est directement liée aux hormones sexuelles, et notamment à la quantité d’œstrogènes, qui découle de la production de testostérone par les testicules. Sans les identifier précisément puisque ce n'était pas l'objet de son étude, le chercheur estime donc que des modifications environnementales ont pu directement impacter le système endocrinien, celui de la production d’hormones.
L'anatomie masculine ne consiste pas qu'en un pénis (3) et deux testicules (18), qui ne constituent que les éléments visibles. De nombreux autres acteurs participent au bon fonctionnement du système. La légende est la suivante : 1. Vessie 2. Pubis 3. Pénis 4. Corps caverneux 5. Gland 6. Prépuce 7. Méat urétral 8. Colon sigmoïde 9. Rectum 10. Vésicule séminale 11. Canal éjaculateur 12. Prostate 13. Glande de Cowper 14. Anus 15. Canal déférent 16. Épididyme 17. Testicule 18. Scrotum.
L'anatomie masculine ne consiste pas qu'en un pénis (3) et deux testicules (18), qui ne constituent que les éléments visibles. De nombreux autres acteurs participent au bon fonctionnement du système. La légende est la suivante : 1.Vessie 2. Pubis 3. Pénis 4. Corps caverneux 5. Gland 6. Prépuce 7. Méat urétral 8. Colon sigmoïde 9. Rectum 10. Vésicule séminale 11. Canal éjaculateur 12.Prostate 13. Glande de Cowper 14. Anus 15. Canal déférent 16. Épididyme 17. Testicule 18. Scrotum. © Tsaitgaist, Wikipédia, cc by sa 3.0
Une étude menée en Angleterre début 2011 avait montré que les femmes étaient porteuses de poitrines plus grosses. Dans ce cas, les chercheurs, dirigés par Marylin Glenville, imputaient ce phénomène à la présence dans l’environnement de polluants, tels que les perturbateurs endocriniens, qui miment dans l’organisme le rôle des œstrogènes (et qui seraient également impliqués dans certaines tumeurs mammaires). Or, la taille des seins dépend de la quantité de cette hormone. Pour être schématique : plus il y en a et plus ils sont gros. En en ajoutant de manière artificielle, on fait gonfler les poitrines.
L’obésité progresse, la longueur des pénis recule
Mais les scientifiques italiens n’oublient pas de mentionner l’obésité comme origine potentielle à ces changements morphologiques. En effet, ils ont noté que 18 % des jeunes étaient en situation de surpoids. Or l’obésité influence négativement la production hormonale, notamment pendant l’adolescence, période où beaucoup de choses se jouent. Moins de testostérone implique une croissance osseuse plus importante, mais également un pénis raccourci.
Que les plus inquiets se rassurent quand même. La taille du sexe au repos n’est pas forcément proportionnelle à la longueur en érection. Peut-être alors ces données n’ont-elles pas évolué autant. Malgré tout, il n’est pas improbable que l’on constate également une répercussion de cet effet sur les pénis en érection. De quelle importance ? Seules des mesures pourraient le dire…
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