jeudi 27 décembre 2018

3 étapes pour faire un couple

La relation amoureuse est un processus en mouvement qui passe par différents stades. De la fusion à la relation durable, analyse d’un parcours d’obstacles qui demande ouverture d’esprit et adaptabilité…

Anne-Laure Gannac
3 étapes pour faire un couple


« Etre amoureux n’est pas un état mais un devenir », écrivait le psychosociologue italien Francesco Alberoni dans Le Choc amoureux(Pocket). Depuis cet ouvrage de référence, on ne compte plus les études des thérapeutes de couple qui ont insisté sur le mode évolutif de l’état amoureux. Qu’elles mettent à jour trois, quatre ou six étapes, ces recherches s’accordent toutes pour dire que, du coup de foudre au rapprochement en passant par la différenciation, l’amour suit une chronologie.
Il ne s’agit pas de dire que toutes nos histoires de cœur se déroulent suivant un seul et même scénario ; chacun arrive dans le couple avec ses expériences, ses fragilités, ses forces, et c’est de la rencontre entre ces deux histoires que dépendront la nature et l’évolution de l’amour. Puis, selon le temps qu’ils prennent avant de cohabiter ou d’avoir des enfants, selon l’attention qu’ils portent à leur relation, selon leur âge aussi, les partenaires s’attardent plus ou moins longtemps sur l’une ou l’autre des étapes de la relation amoureuse. De même, le passage d’une phase à l’autre n’est pas définitif : il y a des temps de régression, d’accélération, de stagnation…
Il n’empêche : toutes les amours au long cours passent par des stades identiques. En nous appuyant sur les différentes études existantes, nous en avons défini trois. En quoi ces étapes sont-elles la clé d’une relation heureuse et durable ? Comment passer de l’une à l’autre ? Avec quelles conséquences ? Analyse de l’histoire d’amour vu comme un parcours.

La fusion


Les signes : « Tu es celle que j’attendais » ; « Nous sommes d’accord sur tout » ; « Toi et moi ne faisons qu’un »… Aujourd’hui, toute relation, ou presque, commence par une attraction passionnelle. C’est l’amour intense, la « symbiose », d’après les psychologues Ellyn Bader et Peter T. Pearson. Pour les amoureux, chaque éloignement est un déchirement et chaque expérience partagée l’occasion de se découvrir de nouveaux points communs : il semble évident que l’on était faits pour se rencontrer.
Les avantages : cette étape est essentielle à la formation du couple puisqu’elle crée la complicité. La conseillère conjugale Françoise Sand ajoute qu’elle est « l’un des rares moments dans l’existence où l’on peut mûrir sans douleur » : elle permet de sortir de soi, découvrir des aspects de la vie que l’on n’avait pas envisagés seul ou dont on avait peur. L’amour passion donne des ailes.
Les pièges : cet amour passion repose en grande partie sur des leurres. En effet, chacun s’imagine que si cette relation est aussi intense, c’est parce que l’autre correspond parfaitement à l’image du partenaire idéal qu’il porte en lui. Autrement dit, plutôt que de le voir dans ce qu’il est réellement et globalement, il devient le support de nos projections. L’attente à son égard est si forte que nous l’idéalisons : ses défauts sont niés au bénéfice de ses seules qualités.
Les clés : profiter absolument de cette lune de miel, car elle est aussi agréable qu’éphémère. Elle durerait entre deux et trois ans, en moyenne. Après ? Le retour à la réalité s’impose de lui-même et cette fusion si rassurante devient peu à peu étouffante, aliénante. Le besoin d’air se fait sentir.

La différenciation


Les signes : « Tu n’es pas celui que je croyais » ; « Je ne comprends pas que tu puisses aimer cela » ; « Tu ne sais pas ce que je pense vraiment »… Avec la cohabitation, le partage du quotidien et les responsabilités à assumer, le couple descend de son nuage pour se confronter à la réalité. Alors qu’ils ne voyaient que ce qui les unissait, les partenaires découvrent peu à peu leurs différences. L’autre révèle toutes les facettes de sa personnalité. Déception ? Inéluctablement, puisqu’il s’agit de dire adieu à l’image idéalisée que chacun avait de l’autre, mais aussi de soi : la vie à deux nous fait découvrir des aspects de notre propre caractère, que nous n’avions jamais eu l’occasion de cerner et que l’autre nous aide à percevoir.
Les avantages : cette étape est fondamentale puisqu’elle permet de se retrouver soi-même, de reprendre contact avec ses propres intérêts et objectifs de vie. Sans cette étape, la fusion finit par être vécue comme un carcan dans lequel les personnalités de chacun sont niées… jusqu’à la crise. Sur une infidélité ou un départ soudain, plus d’une histoire d’amour se termine avant d’avoir dépassé cette phase.
Les pièges : il n’est pas simple de rompre avec sa vision fantasmée de l’amour et d’accepter de vivre une relation qui ne soit pas tous les jours synonyme de plaisir. Signe de notre attachement à une tradition romantique ou de l’influence d’une société qui fait de l’hédonisme une finalité : nous avons tendance à penser que la fougue des premiers temps est « la » définition de l’amour. L’autre difficulté tient au fait que cette étape du retour à la réalité n’intervient pas simultanément chez les partenaires : celui qui vit encore dans l’idéalisation peut se croire abandonné, moins aimé, tandis que l’autre ne se sentira pas reconnu dans une relation devenue étouffante.
Les clés : de l’air et de la communication. Prendre l’air, c’est savoir sortir du couple pour vivre ses loisirs, servir ses ambitions professionnelles… C’est redevenir « un », définir son territoire qui n’est pas le même que celui de son partenaire. Pour faire admettre cette prise de distance, la communication est indispensable : les partenaires doivent oser expliquer leurs envies, leurs besoins, afin d’éviter que cette différenciation soit interprétée comme une fuite ou un déclin de l’amour.

Le rapprochement


Les signes : « J’ai envie de construire mon avenir avec toi » ; « Si on achetait une maison ? » ; « Je suis prête à faire des efforts pour que ça marche entre nous »… L’étape précédente a permis à chacun de se redéfinir, à ses yeux et à ceux de l’autre. Cette phase consiste maintenant à mesurer la compatibilité de ses attentes respectives et à réfléchir aux moyens que chacun est prêt à fournir pour travailler à la fondation de son couple. Ce n’est plus l’amour entendu comme : « un + un = un » (la fusion), ni « un + un = deux » (la distanciation), mais « un + un = trois » : toi, moi et notre couple. Ce troisième élément « couple » va naître de l’élaboration de projets communs sans cesse réactualisés, qui, à l’avenir, donneront à la relation sa dynamique et garantiront sa durabilité. Que veut-on vraiment pour soi et pour la relation ? Qu’attendons-nous de notre vie ensemble ? L’occasion est toute trouvée de parler mariage, enfants, maison à acheter…
Les avantages : dans ce temps du rapprochement, l’amour exprime véritablement son désir d’avenir. Une certaine sérénité amoureuse devient possible. Le « contrat » durable alors établi entre les partenaires n’empêchera pas des disputes ; mais arrivé à cette étape, le sentiment amoureux sait admettre les divergences et donne l’envie de trouver des réglages pour les dépasser.
Les pièges : consolidé par le temps et les épreuves partagées, cet amour tend à virer à l’amitié.
Le risque : sombrer dans une cohabitation heureuse, mais où le désir, les élans passionnés n’auraient plus leur place, et lasser l’un ou l’autre des partenaires en mal d’un état amoureux plus pétillant.
Les clés : pour pérenniser cet amour solide, le défi consiste à sortir de temps en temps du confort qu’il offre. D’abord, en sachant remettre régulièrement en question les projets établis et en élaborant ensemble de nouveaux objectifs. Ensuite, en bousculant parfois la tranquillité de son amour pour y intégrer de la passion : réactualiser ces coups de folie qui sublimaient les premiers mois de la relation et oser la fusion, s’abandonner corps et esprit à son amour… même le temps d’un week-end. C’est dans ce subtil mélange entre raison (construction de projets) et passion que le couple se donnera les chances d’inventer un amour aussi délicieux que durable.
Avec la collaboration de Françoise Sand, conseillère conjugale et auteure du Couple au risque de la durée (Desclée de Brouwer).

Les crises à traverser


  • La cohabitation
Confrontation des goûts en matière de décoration ou de cuisine, questions d’argent soulevées par les loyers et factures à payer, incompatibilité des habitudes ou des rythmes de chacun : la cohabitation donne à l’amour de nombreuses occasions de vivre sa première crise.
Le défi : communiquer. A ce jeune âge de la relation, les partenaires préfèrent souvent taire leurs insatisfactions, par peur de vexer ou de décevoir. Au contraire, c’est en exprimant leurs frustrations et en écoutant celles de l’autre qu’ils trouveront les réglages à faire pour améliorer les conditions de la cohabitation.
  • Les enfants
Avec l’arrivée d’un enfant, puis deux, puis… l’amour perd son objet exclusif, le partenaire. La crise menace quand l’amour conjugal se voit dénigré au seul profit de l’amour filial.
Le défi : démultiplier son amour et son attention à son partenaire pour ne pas laisser son couple à court d’affection.
  • La retraite
Plus d’enfants à la maison, plus de travail qui règle l’emploi du temps, les partenaires se retrouvent en tête à tête. Dans ces « retrouvailles obligées », la difficulté sera de réapprendre à un amour bien installé à régler son pas sur celui du quotidien bouleversé.
Le défi : il s’agit, pour chacun, de faire son bilan de vie, de mettre au clair ses attentes à l’égard de son nouvel emploi du temps, puis de les confronter à celles de l’autre. Comment les faire coexister ? Quels sont les objectifs partagés ? A l’issue de ce bilan, de nouveaux projets de couple ne manqueront pas d’apparaître.

Ceci est un article de psychologies.com 

samedi 21 janvier 2017

10 raisons qui poussent un homme à être infidèle.

10 raisons qui poussent un homme à être infidèle. La dernière est la plus douloureuse !


L’infidélité est l’erreur la plus impardonnable qu’un homme puisse commettre. Non seulement, il blesse sa partenaire dans son amour-propre, mais il sonne également le glas d’une relation qui peut-être, durait depuis des années. Pourquoi donc un homme tromperait-il sa partenaire ?

Les raisons pour lesquelles un homme est infidèle :

1 – Un jeu de séduction immature

Certains hommes n’arrivent pas à sortir de l’adolescence et considèrent toujours que la séduction n’est qu’un jeu. Ils peuvent même aller jusqu’à faire des paris avec leurs amis ou à poser des défis absurdes concernant qui accumulera le plus grand nombre de conquêtes. 

2 – Des menteurs-nés

Dans la vie, nous rencontrons toutes les catégories de personnes possibles et imaginables. Il est donc fort probable de tomber sur ce genre d’hommes qui ne peuvent pas vous parler sans mentir. Ces mêmes individus qui se dépasseront à faire toutes sortes de bêtises dans votre dos, pour voir jusqu’à quand ils arriveront à vous duper et à jouer de vous !

3 – Une preuve de virilité

Défaut d’éducation ou vision déplacée, certains hommes pensent que leur virilité se mesure au nombre de leurs partenaires sexuelles. En plus de booster leur égo, flirter ou avoir des relations sexuelles avec plusieurs femmes à la fois  est pour eux un signe de supériorité et de pouvoir.

4 – Il vous prend pour acquise

Maintenant que vous avez officiellement accepté d’être avec lui, il n’a plus à faire l’effort pour vous garder. De plus, si vous avez eu le courage de lui pardonner une infidélité antérieure, ceci le poussera encore plus loin dans sa conviction que vous ne le quitteriez jamais, quoi qu’il fasse. Une fausse idée nourrie par une société où un homme se croit tout permis, juste parce qu’il est né avec un appareil génital masculin !

5 – En quête de nouveauté

Au début d’une relation, beaucoup de couples sont submergés par la routine de la vie quotidienne, avant de retrouver leur équilibre. Mais parfois, ces messieurs n’ont pas la patience d’attendre et cherchent à pimenter leur vie ailleurs. Puis, petit à petit, ils deviennent accros à l’excitation que leur procurent leurs relations secrètes et interdites, et enchaînent les infidélités.

6 – Une peur de l’intimité et de l’engagement

Plusieurs psychologues affirment que certains hommes ont une révulsion naturelle pour l’engagement et l’intimité. C’est pourquoi, ils préfèrent garder une certaine distance avec leurs partenaires et vont parfois jusqu’à leur être infidèles, rien que pour se prouver qu’ils sont libres et qu’ils ne sont pas sous l’emprise de ces dernières.

7 – La volonté de se sentir désiré

Quand une relation dure dans le temps, il arrive que les deux partenaires ne prennent plus le temps de se complimenter ou de s’exprimer mutuellement leur amour. Dans ces cas, certains hommes se sentent délaissés et de moins en moins appréciés. Ceci les pousse à chercher de l’appréciation et de l’admiration dans le regard – et dans les bras – d’autres femmes.

8 – Une faible personnalité

Oui ! Il existe des hommes qui ne peuvent pas dire « non » à la tentation. Ils peuvent être follement amoureux de leurs partenaires, mais ceci ne les empêchera pas de franchir le pas à chaque fois que l’occasion se présente. Ils n’arrivent pas à contrôler leurs pulsions, et finissent par mettre cela sur le dos de l’alcool ou de leur relation « insatisfaisante ».

9 – Une addiction au sexe

Chaque être humain a des pulsions sexuelles, qu’il apprend à contrôler en grandissant et en mûrissant. Or, certains individus n’ont toujours pas acquis cette capacité. Ils succombent à la moindre vibration sexuelle, et ne peuvent se contenter d’une seule partenaire ou d’un nombre « normal » de rapports sexuels. Donc, même s’ils aiment leurs petites-amies ou leurs femmes, celles-ci ne pourront jamais satisfaire leur (trop) grand appétit sexuel.

10 – Une excuse pour rompre

Au moment de faire connaissance, chacun des deux partenaires vient avec une vision déterminée et des attentes précises. Mais quand celles-ci ne sont pas satisfaites ou si la qualité de la relation n’est pas celle à laquelle ils aspiraient, ils pensent à la séparation. Pour éviter d’aborder le sujet et de devoir affronter l’autre et lui dévoiler ce qui ne va pas, certains hommes préfèrent prendre le raccourci et commettre une infidélité. Ainsi, le verdict ne sera pas long à tomber et l’effet est quasi-garanti !

samedi 29 octobre 2016

L’éveil des travailleurs de lumière

S'éveillerPensez pendant un moment que vous êtes une cellule individuelle dans le corps global de l’humanité. Quel genre de cellule êtes-vous ? Vous efforcez-vous de développer votre santé et votre confort individuel ? Travaillez-vous sur l’amélioration des cellules de votre famille proche ? Avez-vous un sentiment de dévotion pour l’amélioration du corps complet ?
Je vais utiliser cette analogie de la cellule dans un corps pour clarifier la différence entre deux genres différents de personnes : les travailleurs de lumière et les travailleurs des ténèbres.
Ces deux types de travailleurs sont hautement conscients. Ils reconnaissent tous deux l’existence du corps global de l’humanité, et ils savent que leurs actions affectent les autres pour le meilleur ou pour le pire. Ceux qui agissent sans avoir conscience de la façon dont leurs actions affectent le corps global (autrement dit la vaste majorité des gens) ne sont ni des travailleurs des ténèbres ni des travailleurs de lumière. Si vous n’êtes pas sûr de quel côté vous êtes, il est plus sûr de dire que vous n’êtes ni l’un ni l’autre.

Les travailleurs de lumière

Un travailleur de lumière est une cellule qui sent que son rôle principal est de servir le plus grand bien du corps. Il considère que cette tâche est tellement importante qu’il pourrait même sacrifier sa propre vie dans cette poursuite si c’était nécessaire. C’est parce qu’un travailleur de lumière s’identifie davantage avec le corps global qu’avec la cellule individuelle qu’il contrôle. Les travailleurs de lumière se voient comme des avatars de l’humanité ; l’identité individuelle de l’ego n’est pas si importante.
Pour être efficace dans son rôle, une cellule de travailleur de lumière doit faire attention à sa propre santé et sa propre survie dans la mesure où son existence continue bénéficie au corps. Elle fait ce qui est nécessaire pour se protéger de tout ce qui pourrait la dérouter de sa mission. Elle essaye de préserver son bien-être sans endommager les autres cellules, mais quand un travailleur de lumière rencontre d’autres cellules qui travaillent activement contre le bien du corps, cela peut certainement générer du conflit.
Votre propre corps physique fonctionne via une mécanique similaire. Si certaines cellules vectrices de maladies deviennent hors de contrôle et menacent la santé de votre corps, votre corps répond en attaquant ces cellules.
Le devoir du travailleur de lumière est de servir la santé du corps. Les travailleurs de lumière visent une humanité saine de corps et d’esprit. Ils sont comme les globules blancs qui combattent des maladies comme la cruauté, l’apathie, la dépression, l’impuissance, la malhonnêteté, et la couardise. Ces maladies endommagent la santé du corps. La maladie n°1 que combattent les travailleurs de lumière est la peur. Où que soit la peur dans le corps de l’humanité, les travailleurs de lumière ont la motivation d’y répondre.
Un objectif de nombreux travailleurs de lumière est de stimuler la création de plus de cellules de travailleurs de lumière. Cela pourrait arriver de façon directe, mais le plus souvent cela arrive en cultivant les conditions permettant la création de plus de travailleurs de lumière. Avec l’influence des cellules de travailleurs de lumière, d’autres cellules deviennent également des travailleurs de lumière.
Il n’est pas nécessaire que toutes les cellules du corps deviennent des travailleurs de lumière. Le corps a seulement besoin que suffisamment de travailleurs de lumière contre-attaquent face aux menaces actuelles contre sa santé. Vous pourriez dire que collectivement les travailleurs de lumière sont le système humanitaire de l’humanité.
Les travailleurs de lumière sont des cellules actives, pas passives. Ce ne sont pas des gens qui restent assis et méditent toute la journée, même si la méditation peut faire partie de leurs pratiques, en particulier pendant la période de transition où le rôle des travailleurs de lumière est graduellement accepté. En règle générale, les travailleurs de lumière ne sont pas des gens qui passent leur vie habillés de robes à fleurs à vendre des bijoux fait maison. Les travailleurs de lumière sont des gens qui ont comme devoir personnel de ramener l’humanité en piste en contrant la peur, la fausseté, et la cruauté là où ils la trouvent. Ils le font en jetant la lumière sur les situations sombres. Ils donnent aux autres la capacité de se débarrasser de leur peur et d’être à nouveau fort, parce que des cellules fortes et motivées forment un corps fort et sain.
Un travailleur de lumière passif ou inactif est un oxymore ; cela serait l’équivalent d’un globule blanc qui ignorerait les maladies et qui dirait « Ce n’est pas mon problème. »

Les travailleurs des ténèbres

Un travailleur des ténèbres est une cellule qui refuse toute responsabilité quant à la santé du corps. Le travailleur des ténèbres dit « Je ne suis responsable que de ma vie individuelle, et le reste du corps est un simple outil pour atteindre mon propre plaisir. » Les travailleurs des ténèbres sont fondamentalement des cellules cancéreuses. Ils n’ont aucun scrupule à endommager le corps pour progresser vers leur but étant donné que la santé du corps n’a que peu de conséquence pour eux.
Pour un travailleur des ténèbres, la plupart des autres cellules sont sacrifiables. Les autres cellules et le corps dans son ensemble sont de simples pions pour le plaisir du travailleur des ténèbres. Les droits et les privilèges du travailleur de lumière passent avant tout, et les droits humains en règle générale sont hors-sujet. Un travailleur des ténèbres ne se préoccupe que de son gain personnel. Les conséquences pour les autres cellules ont peu voire pas du tout d’importance. Les travailleurs des ténèbres n’ont pas d’empathie pour ce que vivent les autres cellules. Si les autres souffrent du plaisir du travailleur des ténèbres, qu’il en soit ainsi.
Les travailleurs des ténèbres aiment le pouvoir. Augmenter leur pouvoir est leur objectif principal, car c’est le moyen par lequel ils tirent le plus de plaisir personnel. Les travailleurs des ténèbres créent et utilisent habituellement des méthodes qui exploitent les autres pour leur gain personnel. La souffrance des autres est sans importance. Tant que le travailleur des ténèbres avance, c’est tout ce qui compte. Les travailleurs des ténèbres sont de grands compétiteurs. Gagner personnellement est bien plus important que d’aider quelqu’un d’autre. Un travailleur des ténèbres n’aide les autres que dans la mesure où cela fait progresser son programme personnel.
Fondamentalement, le travailleur des ténèbres va manipuler les autres de deux façons : la peur, et l’avidité. Par exemple, si vous travaillez dans une entreprise qui conditionne et contrôle votre comportement avec des encouragements basés sur la peur (menace de punition ou d’action disciplinaire) ou basés sur l’avidité (plus d’argent, de pouvoir, d’autorité), vous pouvez parier que vous êtes un pion pour un ou plusieurs travailleurs des ténèbres quelque part en amont. Si de tels systèmes vous semblent normaux, on vous a efficacement lavé le cerveau pour faire de vous un esclave. Vous n’êtes probablement même pas conscient du programme de haut niveau qu’on vous sert, car un travailleur des ténèbres intelligent ne le révèlera pas publiquement. Si vous travaillez pour un travailleur des ténèbres, votre véritable programme est d’augmenter le pouvoir du travailleur des ténèbres, malgré que tous les discours fleuris ou ordres de mission indiquent le contraire.
La malhonnêteté et la déception sont des outils populaires chez les travailleurs des ténèbres. Ils permettent au travailleur des ténèbres de gagner du pouvoir tout en adhérant soi-disant à d’autres valeurs. La plupart des cellules ne remettent pas tellement cette autorité en question, donc les travailleurs des ténèbres n’ont généralement aucun mal à développer leur pouvoir s’ils sont à moitié intelligents. Si vous ne vous souciez pas de ce qui arrive aux autres, vous pouvez engloutir beaucoup de pouvoir, car la plupart des cellules cèdent déjà leur pouvoir à tout ce qu’ils perçoivent comme étant une autorité. Les travailleurs des ténèbres exploitent ce fait pour leur gain personnel.
Par leurs actions, les travailleurs des ténèbres intoxiquent le corps de l’humanité, créant les conditions qui donnent naissance à plus de travailleurs des ténèbres. Les travailleurs des ténèbres prospèrent dans un climat de peur. La peur est leur outil de travail. Plus ils créent de peur, plus ils peuvent devenir puissants. La peur crée des esclaves obéissants et consentants qui se soumettent à leur volonté de travailleur des ténèbres. Les travailleurs des ténèbres roublards utilisent la déception pour donner l’impression que la soumission est un choix intelligent. Cette approche peut être assez efficace. Quand la peur est inefficace, les travailleurs des ténèbres utilisent l’avidité à la place.
Les meilleurs travailleurs des ténèbres sont souvent entourés d’une armée d’esclaves qui aura envie de sacrifier sa liberté pour un chèque de paye et un faux sentiment de sécurité.  La peur et l’avidité ne peuvent pas contrôler ou motiver des gens hautement conscients, mais ces méthodes fonctionnent extrêmement bien avec ceux qui ont été conditionnés pour être des esclaves.
Les travailleurs des ténèbres adorent l’obéissance. Dans leurs fantasmes ils souhaitent pouvoir contrôler ou dominer les autres. Si vous travaillez dans une organisation où l’obéissance est davantage récompensée que l’honnêteté, vous avez un travailleur des ténèbres à la barre. On dit que l’obéissance est la première borne kilométrique sur la route de la liberté. La personne qui a dit ça était Adolf Hitler. Et ceux qui lui obéissaient gagnaient en contrôle pendant un moment mais certainement pas en liberté.
Même si personnellement je ne choisirais jamais de devenir un travailleur des ténèbres, ce sont des êtres humains qui ont choisi ce chemin délibérément. Ils sont bien conscients que leurs actions sont destructrices pour leur corps, mais ils ne s’en soucient simplement pas. Ils croient que se rendre service personnellement est la meilleure expression possible de leur identité. Ils ne s’identifient pas au corps global de l’humanité. C’est simplement un outil manipulable à l’envie.
Je ne rends pas justice aux travailleurs des ténèbres ici parce que j’avoue que je suis du côté des travailleurs de lumière. Du point de vue des travailleurs de ténèbres, chercher à être le numéro un est vu comme un choix de vie de pur bon sens. Le monde est vu comme un lieu de compétition, donc pour un travailleur des ténèbres la stratégie du « au-dessus des autres » n’est pas vraiment un dilemme moral.
Le bienfait des travailleurs des ténèbres est qu’ils aident petit à petit le corps à devenir plus fort, tout comme tomber malade peut renforcer votre système immunitaire avec le temps. Par conséquent, les travailleurs des ténèbres peuvent indirectement servir le plus grand bien de tous, tant qu’ils ne tuent pas le corps dans le processus.

Le corps de l’humanité

Dans le corps de l’humanité, actuellement, il y a un excès malsain de travailleurs des ténèbres. La santé du corps décline depuis pas mal de temps, ce qui est globalement dû à l’influence d’un trop grand nombre de travailleurs des ténèbres à des postes de commandement. La santé compromise du corps endommage également la santé des individus, ce qui fait que beaucoup d’entre eux se sentent démunis, affaiblis, peureux, et déprimés. Les travailleurs des ténèbres en arrivent à tuer directement des cellules qui sont pourtant saines.
Les dirigeants politiques américains sont en grande partie des travailleurs des ténèbres. Écoutez simplement ce qu’ils disent. Ils se servent de mensonges et de la déception pour imposer leur programme et cultiver un climat de peur. Cela pousse beaucoup de gens à se sentir déconnectés du corps global de l’humanité. Alors ces gens entrent en mode survie. Au lieu de concentrer sur le fait de servir le plus grand bien de tous, ils craignent pour leur propre sécurité. C’est exactement ce que veulent les travailleurs des ténèbres. Plus de peur est générée, plus les travailleurs des ténèbres deviennent puissants. Quand la peur n’est pas assez efficace, l’avidité est utilisée à la place comme mécanisme de contrôle.
Quand quelqu’un s’oppose à ces puissants travailleurs des ténèbres, les travailleurs des ténèbres répondent souvent avec force et violence pour les faire taire et réussir à s’en tirer. Ils utilisent la peur et l’intimidation pour faire passer de nouvelles lois afin d’augmenter leur capacité à museler l’opposition et augmenter leur pouvoir. Ce n’est pas accidentel. C’est totalement délibéré. C’est simplement le modus operandi des travailleurs des ténèbres.
Ces travailleurs des ténèbres ne sont pas de vrais leaders. Un meilleur mot serait contrôleurs. Ils sont seulement capables de contrôler des esclaves qu’ils soumettent à leur contrôle par la peur. Les gens hautement conscients voient ces travailleurs des ténèbres comme des agents infectieux, pas comme de véritables leaders.
Dans ce climat de peur, on crée plus de travailleurs des ténèbres. Plus de gens en concluent : « J’emmerde le reste de l’humanité. Je vais vivre entièrement pour moi-même et aller aussi haut que possible. » Cela enrichit davantage le terreau de peur et d’avidité.
Une guerre qui se prolonge, une économie qui plonge, et des menaces fabriquées sont de supers conditions pour que les travailleurs des ténèbres augmentent leur pouvoir… ce qui n’est pas loin des conditions dans lesquelles se trouvait l’Allemagne quand Hitler est arrivé au pouvoir. Le 11 septembre est fondamentalement l’incarnation moderne du feu du Reichstag, une excuse pour entraver les droits humains en promettant une plus grande sécurité. Il n’est pas raisonnable de s’attendre à ce qu’une telle situation s’améliore tant que les travailleurs des ténèbres resteront au pouvoir. Demander à un travailleur des ténèbres de relâcher son contrôle est comme de voir un globule blanc demander « Mr Cellule Cancéreuse, auriez-vous la bonté de cesser de vous multiplier ? » Dans le meilleur des cas, vous aurez une réponse biaisée.
Donc le problème de base que nous avons actuellement est que les travailleurs des ténèbres sont désormais hors de contrôle. Ce problème ne passe pas inaperçu auprès du corps global de l’humanité, et le système immunitaire réagit assez fortement.

L’éveil des travailleurs de lumière

La conscience collective de l’humanité est bien au courant de sa condition. Elle sait que le corps n’est pas en bonne santé et qu’il va droit dans le mur. Elle sait que si on ne fait pas attention à eux, la menace des travailleurs des ténèbres va emporter le corps dans sa chute. Avec ce climat propice à l’émergence grandissante de travailleurs des ténèbres, il y a également une forte contre-réaction qui naît. La présence d’une maladie est un déclencheur pour le système immunitaire du corps qui provoque une augmentation de la production de globules blancs. Ces globules blancs sont les travailleurs de lumière.
Le résultat est que beaucoup de gens entendent maintenant cet appel. Cela a en fait commencé il y a quelques décennies, mais c’est particulièrement fort aujourd’hui. Le corps de l’humanité agit comme sa propre défense en poussant de plus en plus de travailleurs de lumière à passer à l’action. Certaines personnes sont nées avec cette inclination, certains l’ont depuis des années, et d’autres sont en train de s’y mettre.
Cet appel crée ce genre de sensation : « Ouaouh… on a vraiment déraillé là. Ce n’est pas comme ça que devrait être le monde. Quelqu’un doit y faire quelque chose. Bon sang… je pense que ce quelqu’un c’est moi. Comment est-ce que je vais m’attaquer à un truc aussi gros ? »
Je suspecte que seul un petit pourcentage de lecteurs va entrer en résonance avec ce point de vue, je pense que ce quelqu’un c’est moi. Si vous avez beaucoup de peur et/ou d’avidité en vous (ce qui est malheureusement le cas pour beaucoup de gens), vous aurez peu de chances d’entendre cet appel car ce n’est pas retransmis sur ces canaux. Mais si vous vous efforcez de dépasser la conscience de la peur et de l’avidité, vous finirez par commencer à ressentir une vague inclination pour faire quelque chose de « bon » qui aide le monde, même de petite façon. Avec le temps ce sentiment va devenir plus fort et plus précis.
Si vous entendez ce genre d’appel, votre première inclination va probablement être de le supprimer. Je préfèrerais vivre dans la matrice – vivre en dehors sera trop compliqué. Lancez-vous et essayez si vous le devez, mais une fois que vous recevez cet appel, il est trop tard pour vous. Vous ne serez jamais heureux en vivant à nouveau comme un esclave, peu importe à quel point vous vous y efforcez. Vous vous sentirez de plus en plus déconnecté des autres gens qui vivent comme des esclaves. Vous ressentirez un fort désir de trouver votre tribu (autrement dit les autres gens qui peuvent voir ce que vous voyez maintenant). Le tiraillement de votre conscience est la conscience collective de l’humanité qui vous invoque pour agir et la défendre. Votre devoir est de faire partie de la solution. Ce devoir ne peut pas être ignoré sauf dans la mesure où vous vous noyez dans la peur. Le bon côté est que vous n’êtes pas seul.
Ressentez-vous quelque part l’appel à l’aide de l’humanité ? Comment vous sentez-vous vis-à-vis de la guerre en Irak ? Comment vous sentez-vous vis-à-vis de la décision de la Chine d’effacer systématiquement tout ce qui appartient à la culture tibétaine ? Comment vous sentez-vous vis-à-vis d’un pays dont les dirigeants sont pris à mentir de façon répétée et qui se vantent de leur violente suprématie sur ceux qui s’opposent à eux ? Avez-vous la sensation que cette planète est un petit peu sortie de route ? Vous sentez-vous personnellement responsable d’y faire quelque chose ?
Si vous n’entendez pas d’appel particulier et n’êtes pas tellement concerné par le corps global de l’humanité, ou si vous ne vous sentez pas personnellement engagé à faire quoi que ce soit à ce propos, alors continuez simplement à travailler avec application sur votre propre développement personnel. Le corps vous invoquera quand il aura besoin de vos services. S’il vous invoque, c’est qu’il sait que vous êtes assez fort pour apporter votre contribution, même si vous avez de sérieux doutes.
C’est très excitant de voir plus de travailleurs de lumière s’éveiller à ce sentiment de responsabilité globale. La transition peut être un véritable défi, car cela nécessite de se débarrasser d’une grande partie du passé. Cela peut être douloureux pour les gens de regarder leurs rêves précédents imploser, mais c’est nécessaire pour faire de la place au but plus large qui est devant vous. L’avantage est que travailler sur les objectifs du corps global de l’humanité est bien plus gratifiant que de travailler sur les objectifs d’une cellule individuelle.

Comment décider quand mettre fin à une longue relation

RuptureLes relations font partie des aspects les plus complexes de nos vies, particulièrement les relations à long-terme comme les mariages. Vos relations peuvent vous amener vers les plus hauts sommets ou vous faire sombrer.
Mais si vous êtes quelque part entre les deux ?
Si votre couple va plutôt bien, du genre 7 sur une échelle de 1 à 10 ? Devriez-vous rester, vous engager dans cette relation pour la vie ? Ou devriez-vous arrêter et chercher quelque chose de mieux, quelque chose qui pourrait devenir encore mieux ?
C’est l’affreux état de l’ambivalence. Vous n’êtes simplement pas plus sûr d’un chemin que de l’autre. Peut-être que ce que vous avez est suffisamment bien et que vous seriez idiot de l’abandonner en recherchant une nouvelle relation que vous pourriez ne jamais trouver. Ou peut-être que vous vous retenez sérieusement de trouver une nouvelle relation épanouissante qui vous servirait bien pour le restant de votre vie. Pas facile.
Heureusement, il y a un excellent livre qui fournit un processus intelligent pour surmonter l’ambivalence d’une relation. Cela s’appelle Trop bien pour partir, pas assez pour rester de Mira Kirshenbaum. J’ai lu ce livre il y a plusieurs années, et cela a complètement changé la façon dont j’ai vu les relations à long-terme.
D’abord, le livre pointe la mauvaise façon de prendre une décision. La mauvaise façon est d’utiliser une approche équilibrée, en essayant de peser le pour et le contre du fait de rester ou de partir. Bien sûr, c’est ce que tout le monde fait. Peser le pour et le contre semble logique, mais cela ne vous fournit pas le bon genre d’informations dont vous avez besoin pour prendre cette décision. Il y aura des avantages et des inconvénients dans chaque relation, alors comment savoir si les vôtres sont fatals ou tolérables ou même magnifiques ? Les inconvénients vous disent d’arrêter, tandis que les avantages vous disent de rester. Et puis il faut que vous prédisiez les avantages et inconvénients futurs, alors comment allez-vous prédire le futur de votre relation ? Qui peut dire si vos problèmes sont temporaires ou permanents ?
La solution de Kirshenbaum est de balancer cette approche équilibrée et d’utiliser plutôt une approche diagnostique. Diagnostiquez l’état réel de votre relation plutôt que d’essayer de la peser sur une balance. Cela vous fournira les informations dont vous avez besoin pour prendre une décision intelligente et pour savoir précisément pourquoi vous le faites. Si vous êtes indécis, cela signifie que votre relation est malade. Découvrir la nature précise de la maladie semble alors une façon intelligente de commencer.
Afin de procéder à un diagnostic relationnel, l’auteur offre un ensemble de 36 questions oui/non à vous poser. Chaque question est expliquée très minutieusement en plusieurs pages de texte. En fait, la procédure de diagnostic est l’essentiel du livre.
Chaque question est comme passer votre relation dans un filtre. Si vous passez ce filtre, vous passez à la question suivante. Si vous ne passez pas ce filtre, alors la recommandation est que vous mettiez un terme à votre relation. Afin de parvenir à la recommandation que vous devriez rester ensemble, vous devez passer par les 36 filtres. Si un seul de ces filtres accroche, la recommandation est d’arrêter.
Ce n’est pas aussi brutal que ça a l’air pourtant parce que la plupart de ces filtres seront très faciles à passer. Je pense que parmi les 36 questions, moins d’un tiers nécessitera une vraie réflexion. J’espère que vous pourrez passer des filtres comme « Est-ce que votre partenaire vous bat ? » et « Est-ce que votre partenaire quitte le pays pour de bon sans vous ? » sans trop de problèmes. Si ce n’est pas le cas, vous n’avez pas besoin qu’un livre vous dise que votre relation va dans le mur.
Les recommandations de l’auteur sont basées sur l’observation d’expériences ayant suivi ce genre de décisions chez de multiples couples qui sont soit restés ensemble soit se sont séparés après avoir souffert de l’état d’ambivalence lié à une de ces 36 questions. L’auteur a ensuite observé comment ces relations ont évolué à long-terme. La personne qui a pris la décision de rester ou de partir a-t-elle senti qu’elle avait fait le bon choix des années plus tard ? Si le couple est resté ensemble, la relation a-t-elle fleuri en quelque chose de super ou sombré dans le ressentiment ? Et s’ils se sont séparés, ont-ils trouvé à nouveau le bonheur ou vécu à jamais en regrettant cette séparation ?
J’ai trouvé ce concept extrêmement précieux, comme si on pouvait tourner les pages du temps pour voir ce qui pourrait arriver. Les recommandations sont basées sur les observations de l’auteur et son opinion professionnelle, donc je ne vous conseille pas de suivre aveuglément ses conseils. Cependant, je trouve personnellement toutes ses conclusions tout à fait sensibles et je n’y ai rien trouvé de surprenant. Je doute que vous soyez réellement surpris de lire qu’être en couple avec un drogué soit virtuellement voué à l’échec. Mais qu’en est-il d’une relation avec quelqu’un que vous ne respectez pas ? Et les relations à distance ? Et les relations avec un accro du boulot qui gagne fois votre revenu ? Aimeriez-vous savoir comment de telles relations ont tendance à tenir le coup si le couple reste ensemble ou s’ils se séparent ?
Kirshenbaum explique que là où une séparation est recommandée, c’est parce que la plupart des gens qui ont choisi de rester ensemble dans ces situations n’ont pas été heureux, alors que la plupart des gens qui sont partis en ont été heureux. Donc le bonheur à long-terme est le critère-clé utilisé, ce qui signifie que le bonheur de l’individu provoque la décision de rester ou de partir, pas de (l’ex-)partenaire.
Si vous faites face au dilemme du « trop bon pour partir, pas assez pour rester », je vous recommande fortement ce livre. Vous allez facilement traverser la plupart des filtres, mais vous vous heurterez à certains qui poseront difficulté et vous feront réellement réfléchir. Mais je ne recommande pas seulement ce livre aux gens qui ne sont pas sûr de l’état de leur relation mais aussi à ceux avec des relations saines et qui veulent la rendre encore meilleure. Ce livre vous aidera à diagnostiquer les points faibles de votre relation qui pourraient mener à une séparation et vous aidera à vous en occuper consciemment.
Voici les points de diagnostic du livre que vous pourriez trouver utiles (ce sont mes résumés, pas les mots exacts de l’auteur) :
1. Si Dieu ou un être divin vous disait que vous aviez le droit de mettre fin à cette relation, vous sentiriez-vous libre de pouvoir enfin partir ? Si votre religion est la seule raison pour laquelle vous êtes encore ensemble, votre couple est déjà mort depuis longtemps. Débarrassez-vous des croyances qui vous torturent et choisissez le bonheur. Vivre ensemble physiquement mais pas sentimentalement ne va pas tromper le moindre être divin de toute façon, pas plus que ça ne trompera quiconque autour de vous. Laissez tomber cette hypocrisie, et bougez.
2. Êtes-vous capable de satisfaire vos besoins dans le couple sans trop de difficultés ? Si cela demande trop d’efforts de satisfaire vos besoins, alors votre relation va vous faire plus de mal que de bien. Partez.
3. Appréciez-vous réellement votre partenaire, et votre partenaire semble-t-il réellement vous apprécier ? Si vous ne vous appréciez pas mutuellement, vous n’êtes pas faits pour être ensemble.
4. Ressentez-vous une attirance sexuelle unique envers votre partenaire ? S’il n’y a pas d’étincelle, il n’y a pas de raison de rester.
5. Votre partenaire manifeste-t-il un comportement qui rend votre relation trop difficile à continuer, et trouvez-vous votre partenaire soit réticent soit incapable de changer ? Les résultats importent bien plus que les intentions. Si votre partenaire se comporte de façon intolérable avec vous, alors un changement permanent est nécessaire, sinon vous devrez partir. Exemple : « Arrête de fumer pour de bon dans les 30 jours, ou je m’en vais. » Essayer de tolérer l’intolérable ne fera qu’éroder votre estime personnelle, et vous verrez que vous étiez plus fort(e) par le passé qu’aujourd’hui.
6. Vous voyez-vous quand vous regardez dans les yeux de votre partenaire ? C’est une métaphore… si vous ne sentez pas une forte compatibilité avec votre partenaire, vous feriez mieux d’être avec quelqu’un d’autre.
7. Vous et votre partenaire vous respectez-vous l’un l’autre en tant qu’individus ? Pas de respect mutuel = temps de partir.
8. Votre partenaire est-il une ressource importante pour vous d’une façon qui vous importe ? Si votre partenaire fait peu de choses pour améliorer votre vie et que vous ne perdriez rien d’important à vous en partant, alors partez. Vous n’irez pas plus mal en étant seul(e) et vous gagnerez beaucoup en rencontrant quelqu’un d’autre qui est une ressource pour vous.
9. Votre relation a-t-elle une capacité de pardon réelle ? Si vous ne pouvez pas vous pardonner l’un l’autre vos transgressions, alors le ressentiment va graduellement remplacer l’amour. Partez.
10. Vous et votre partenaire vous amusez-vous ensemble ? Une relation qui n’est pas amusante est morte. Partez.
11. Vous et votre partenaire avez-vous des objectifs et des rêves communs pour votre futur commun ? Si vous ne planifiez pas de passer votre futur ensemble, quelque chose ne va vraiment pas bien. Décollez.
Ces questions permettent de garder à l’esprit qu’une relation devrait améliorer votre vie, pas la drainer. À tout le moins, vous devriez être plus heureux dans cette relation qu’en dehors de celle-ci. Même si une séparation mène à un divorce bordélique avec des modalités de garde complexes, Kirshenbaum souligne que dans beaucoup de situations, cela peut quand même mener à un bonheur à long-terme tandis que de rester dans une relation défunte vous en empêchera presque à coup sûr.
Certains points de diagnostic peuvent sembler particulièrement sévères quant aux termes vous recommandant de mettre fin à une relation que vous pouvez penser sauver. Une relation, cependant, nécessite effort et engagement de la part des deux partenaires. Une personne ne peut pas porter cela tout seule. Même si vous pourriez vous en sortir miraculeusement (comme en faisant faire volte-face à une relation abusive), de telles tentatives sont généralement vouées à l’échec, et même quand elles réussissent, elles peuvent demander un travail si considérable que vous sentirez finalement qu’elles ne valaient pas la peine. Vous pourriez être bien plus heureux dans une nouvelle relation (ou en vivant seul) plutôt qu’en investissant autant de temps à essayer de sauver une relation qui vous tire vers le bas. Vous ferez beaucoup plus de bien en vous donnant à quelqu’un qui est plus réceptif à ce que vous avez à offrir et qui vous apprécie simplement pour ça. Si vous passez votre relation à combattre la résistance plus qu’à partager de l’amour, vous feriez probablement mieux de la laisser tomber et d’embrasser une relation qui vous apportera mutuellement bien plus en moins de travail.
Vous pourriez trouver cela révélateur d’appliquer ces questions diagnostiques à une grande quantité de relations humaines, comme les relations avec votre patron et vos collègues. Peut-être que vous pouvez passer celle qui porte sur l’attraction sexuelle… mais le respect mutuel, l’amusement, les objectifs communs, le comportement tolérable, la satisfaction des besoins, etc. s’appliquent toutes parfaitement bien à des relations professionnelles. Par exemple, si votre patron vous évite quand vous essayez de discuter de votre futur dans la compagnie, je dirais que c’est très mauvais signe pour un de vous deux.
Ne confondez pas la question de savoir si vous devriez ou non mettre fin à votre relation actuelle avec la façon dont vous devriez trouver une nouvelle relation. Si c’est clair que votre relation actuelle devrait se terminer, alors mettez-y fin. Une fois que vous êtes à nouveau seul, alors vous pouvez (re)développer les compétences nécessaires pour attire un nouveau partenaire. Il y a peu de chances que vous soyez au point de définir vos chances d’entrer dans une nouvelle relation alors que vous êtes encore dans la précédente. D’une, tout le monde autour de vous vous percevra comme indisponible tant que vous êtes encore en relation, donc vous ne serez pas capable d’avoir une réelle perception de là où vous êtes tant que vous ne vous êtes pas libéré de ça.
Un diagnostic correct peut aussi vous convaincre que votre relation est en fait trop bonne pour que vous partiez. Cette situation peut durer toute votre vie, ou cela peut changer à un certain moment. Vous ne pouvez pas contrôler toutes les variables. Mais au moins vous aurez une méthode pour décider si vous pouvez vous engager présentement dans votre relation ou si vous devriez faire des plans pour y mettre fin.
Dans toute relation, choisissez à tout le moins de trouver votre propre bonheur.