lundi 4 juin 2012

Face aux drogues, quel avenir pour notre jeunesse?




La lutte contre le trafic de drogue est une guerre qu’aucun pays au monde n’a encore pu gagner. Ce problème qui fait l’objet de nombreuses réflexions, appelle les différents gouvernements, les instances publiques, associatives et organismes privés à se préoccuper sérieusement de cette question pour que la société ne sombre pas dans une déchéance quasi-totale.

La généralisation de l’utilisation des drogues dans notre système actuel semble pourtant être le signe de l’incapacité des pays à lutter efficacement contre les déviances des sociétés modernes.

Des pays au coeur du trafic
Il faut rappeler que c’est dans les pays d’Amérique du Sud, d’Asie et d’Orient que les récoltes sont les plus juteuses, avec des cultures d’opium et de pavot en grande quantité. Le journal Le Point précise qu’au nord-est de l’Afghanistan, le cultivateur vend 140 dollars le kilo d’opium pour une production de 45 kg l’hectare. Il est précisé aussi que le mollah s’y connaît fort bien en matière de drogue, puisqu’il cultive le pavot sur ses lopins de terre en montagne, ce qui lui rapporte bien plus que le blé. Les trafiquants pour leur part transforment l’opium en une poudre blanche, appelée héroïne.

Nul doute ici, compte tenu de la pauvreté de ces populations, que le pavot ait acquis un droit de cité et soit réputé comme une donne économique importante pour mieux vivre et permettre de s’enrichir. C’est ainsi que l’Organisation des Nations unies contre la drogue (UNODC) a pu dénombrer une récolte de 6 100 tonnes de pavot en Afghanistan avec une augmentation de 49 % en un an. Il en ressort de cette analyse que 92 % de l’héroïne mondiale provient de cette région. Chiffre particulièrement ahurissant.

Un autre pays, le Maroc, se trouve être également au cœur du trafic de la drogue. En effet, il a été recensé comme étant le « premier producteur mondial de cannabis avec une production annuelle de près de 100 000 tonnes... ». Un chiffre véritablement étourdissant quand on connait la nocivité de cette substance et les dommages dont elle est la cause chez nos jeunes enfants. Des efforts sont faits pour introduire et neutraliser ce très puissant réseau, situé à quelques milliers de kilomètres de la France.

Face à ce vaste marché de substances mortelles, personne ne dit rien. Les plus hautes instances sont impliquées et les dénoncer reviendrait à créer des altercations entre les pays. Il semble que l’intérêt économique, pour certains dirigeants, passe avant les valeurs morales et la santé des citoyens, et que le déclin de nos sociétés, quoique perceptible, ne soit pas encore suffisamment alarmant pour mettre un frein à ce phénomène destructeur.
Il ressort que le trafic de drogue dans le monde rapporterait environ 320 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel. On sait que la société tute entière est infiltrée et jusque dans des secteurs insoupçonnés, situés à de très hauts niveaux de l’échelle.

Les inconstestables méfaits de la drogue
D’autre part, il faut rappeler que l’usage de la drogue est un facteur provoquant de nombreux problèmes de santé. Il est reconnu par les milieux scientifiques que l’alcool et les drogues consommés régulièrement génèrent des maladies mentales.

Selon l’expert américain Norton C. Ridewell, «l’utilisation des drogues rendent schizophrène, névrotique, psychotique, paranoïaque, mégalomane, affectent la mémoire, annihilent les capacités de réflexion, rendent les hommes impuissants et les femmes frigides, et surtout, elles créent une dépendance psychologique aux effets dévastateurs et dont le sevrage est particulièrement douloureux psychologiquement et physiquement pour ses victimes».

Un site canadien contre la toxicomanie fait état des différents effets nocifs par type de drogue qu’il est utile de rappeler.

Le cannabis entraîne des troubles de la mémoire, de la difficulté à réfléchir et à résoudre des problèmes, un manque de coordination et une augmentation du rythme cardiaque. Dans certains cas, il peut provoquer une grande anxiété.

Le crack augmente le rythme respiratoire, la fréquence cardiaque et la pression artérielle. Il peut occasionner des troubles de l’alimentation et du sommeil et provoquer des comportements excentriques et violents. L’usager peut aussi éprouver des difficultés respiratoires, des convulsions, et souffrir d’un arrêt respiratoire ou cardiaque fatal.

La cocaïne provoque des nausées, vomissements et démangeaisons importantes. L’usager ne peut penser clairement et est d’humeur changeante. De fortes doses peuvent réduire le rythme respiratoire à un point tel qu’il existe un risque de coma. De surcroît, comme les usagers n’ont aucune idée du taux de concentration d’héroïne achetée sur le marché noir, il est fréquent que la prise de substance produise une overdose entraînant la mort.

Certaines drogues appelées drogues du viol ont pour conséquence la perte de la capacité du sujet d’agir et de résister à une agression sexuelle. En cas d’absorption excessive, le consommateur connaît des crises convulsives et perd connaissance. Son mélange avec des médicaments ou d’autres drogues, y compris l’alcool, peut rapidement entraîner une overdose.

Il ressort de cette liste d’effets que de graves maladies peuvent apparaître telles que la maniaco-dépression, la schizophrénie, les troubles affectifs, les troubles obsessionnels – compulsifs, les troubles de la personnalité, les troubles d’anxiété ainsi que des comportements suicidaires.

Ces symptômes psychiatriques sont les faits d’un état quasi-permanent de dépression plus ou moins lourd à traiter.

Comment agir?
Comment éradiquer ce cancer qui ronge l’esprit, annihile la volonté et porte l’être vers la non-existence ? Des mesures ponctuelles ne résoudront pas ce grave problème. Selon les informations recueillies, citons le cas de « Manuel Noriega qui quitte la prison de Miami. L’ancien dictateur panaméen avait été condamné à trente ans de prison pour trafic de drogue. Il pourrait être extradé vers la France où il a été condamné par contumace à 10 ans d’emprisonnement pour blanchiment d’argent et à une amende de 11,2 millions... ».  Cette mesure de rétorsion semble être une goutte d’eau dans l’océan. Un pays à lui seul peut-il résoudre cette problématique ?

Les jeunes semblent manquer de repères moraux et sociaux. La crise du chômage contribue à aggraver le problème, la famille se disloque, le message des valeurs transmises est brouillé. Que faire ? Comment venir en aide à la jeunesse ? D’abord ne pas sombrer dans le pessimisme, avoir confiance et continuer à voir le bon côté de l’homme, ainsi on aura la force d’agir pour aider ceux qui souffrent à cause de la drogue et pour aider les associations dans leur lutte contre ce fléau. 
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