samedi 14 janvier 2012

Haïti: Agir pour protéger notre environnement

Si la problématique environnementale haïtienne est souvent considérée comme un ensemble de problèmes techniques et écologiques, il faut toutefois reconnaitre que, de par sa nature même, elle fait l'objet de préoccupations humaines tout à fait particulières. Aujourd'hui, il ne s'agit plus d'une affaire d'Etat. La société haïtienne toute entière devrait se sentir concernée par cette question. Toutes les composantes de cette nation devraient se rejoindre dans un même but, dans un même objectif afin de contrer la dégradation de notre environnement.

Après le 12 janvier 2010, tous les rapports des organismes oeuvrant pour la protection de l'environnement en Haïti, tous les éditoriaux et tous les articles des journaux de la capitale haïtienne ont fait état de la dégradation et de la vulnérabilité de notre milieu. On pensait que quelque chose allait se produire. Malheureusement, jusqu'ici, rien n'a été fait en termes d'aménagement territorial et en termes de politique environnementale. A l'évidence, quelques millimètres de pluie, tombés sur le pays, se convertissent en catastrophe si nous nous rappelons le cas de Fonds-Verrette en 2006, et celui des Gonaïves en 2004. Nous sommes encore au bord d'une catastrophe écologique. Les arbres sont abattus, les rivières sont asséchées et elles débordent fréquemment en saison pluvieuse et cyclonique. L'érosion devient la règle. Dans nos villes, particulièrement à Saint-Marc et à Port-au-prince, les monticules de déchets nous offrent à tout bout de champ des spectacles très déprimants. L'insalubrité urbaine fait empirer les conditions d'hygiène publique. Les problèmes sont légions et complexes. Nous sommes dans un pays où tout est possible. Tout peut arriver à n'importe quel moment.
 
Cependant, il faut trouver à coup sûr un moyen de sortir notre chère Haïti de ses ornières. C'est dans ce but-là, que j'écris cet article. J'écris parce que je suis Haïtien, parce que j'aime mon pays. J'écris parce que j'ai envie de faire germer les meilleures semences pour qu'Haïti redevienne un jour la perle des Antilles. C'est avec beaucoup de tristesse que j'entends mes frères haïtiens dire qu'ils détestent Haïti, et qu'ils regrettent d'être Haïtiens. Alors, je leur dirais qu'Haïti, ce n'est pas seulement l'espace, c'est nous-mêmes aussi. Nous sommes un peuple comme tous les autres. Quand un Haïtien meurt, c'est un peu de nous-mêmes qui disparait. Nous ne pouvons oublier combien élevé était le nombre de nos frères qui ont disparu lors du cataclysme du 12 janvier 2010. Donc, n'est-il pas vraiment important de protéger l'espace haïtien ? Si nous rappelons le cas de Mapou, des Gonaïves, n'avons-nous pas intérêt à nous protéger contre les aléas climatiques ? Si non, l'histoire va se répéter. Comment la société, particulièrement la jeunesse haïtienne peut elle contribuer à réduire la vulnérabilité du pays face aux désastres naturels ? Essayons de voir les différentes causes de ces problèmes afin d'y proposer quelques pistes de solution. Une analyse poussée de la problématique nous permettra de mieux voir les causes réelles de la dégradation de notre environnement. Nous devons donc agir vite pour protéger notre environnement. C'est une priorité ! Non, c'est la priorité de l'heure! 
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